Le blog d'EnergyMons, le blog des énergies renouvelables, nouvelles et vertes

mardi 29 janvier 2008

Les récifs coralliens sont menacés par le réchauffement climatique

La survie des coraux est menacée par le réchauffement de la température de l'eau, l'acidification des océans, les ouragans, la surpêche, et les pollutions terrestres qui finissent toujours par aboutir aux mers. C'est pour rappeler cet enjeu que l'Année internationale des récifs coralliens a été lancée, jeudi 24 janvier, à Washington, en présence de représentants des gouvernements français et américain, et à l'instigation de l'Initiative internationale sur les récifs coralliens. L'Union mondiale pour la nature (UICN) a publié le même jour une étude détaillant l'épisode particulièrement grave de blanchissement qui a touché les Caraïbes en 2005. C'est le premier d'une telle ampleur depuis ceux de 1998 et 2002. Le blanchissement se produit quand les coraux, stressés par l'augmentation de la température de l'eau, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose, les zooxanthelles. Ce sont elles qui fournissent aux coraux leur nourriture et donnent leurs couleurs à leur squelette calcaire. Si les algues ne regagnent pas suffisamment vite le corail, celui-ci meurt. En 2005, qui fut l'une des années les plus chaudes enregistrées depuis 1880, les Caraïbes ont été sévèrement touchées : de 50 à 90 % des coraux ont blanchi. Les plus gros dégâts ont été relevés aux Antilles. Le délai entre les faits et la publication de l'étude tient à la difficulté de réunir des informations et à la propension des gouvernements concernés à taire ces épisodes, de peur de décourager le tourisme dans la zone. Le blanchissement de 2005 a été aggravé par les ouragans qui ont balayé les Caraïbes, accélérant la diffusion des polluants terrestres (évacuation des égouts, polluants agricoles) dans l'océan et rendant l'eau turbide. Or les coraux sont également sensibles aux pollutions de ce type.

LUTTER CONTRE LA SURPÊCHE "Localement, on ne peut pas empêcher le blanchissement, qui résulte du changement climatique, donc de la quantité de gaz à effet de serre émise dans l'atmosphère, explique Carl Lundin, chef du programme milieux marins de l'UICN. En revanche on peut accroître leur résistance en luttant contre les pollutions locales et la surpêche." Le tourisme et les produits de la pêche liés aux récifs coralliens des Caraïbes génèrent chaque année un montant de 4,6 milliards de dollars. Le suivi de l'état des coraux touchés est difficile. "Plus la surface affectée est grande, plus le temps de récupération est lent", précise M. Lundin, qui compare un récif touché à une forêt qui vient d'être coupée. "Les jeunes pousses repartent, mais les vieux spécimens, dont certains peuvent atteindre 700 ans chez les coraux, sont irrémédiablement détruits", explique-t-il. Les scientifiques, qui redoutent une multiplication de ces épisodes, espèrent que certains coraux pourront s'adapter à des mers plus chaudes. Selon les estimations du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), une augmentation de la température moyenne du globe de 20C aboutirait à un blanchissement généralisé. Gaëlle Dupont

Article paru dans Le Monde, édition du 29.01.08.

lundi 28 janvier 2008

Une maison à très haute performance énergétique

A Jebsheim, dans la région de Colmar (Alsace), une maison à très haute performance énergétique vient d’être construite. Elle est même la première à être gratifiée du label THPE de Promotelec, qui récompense les constructions dont les consommations énergétiques sont inférieure à 20 % de la consommation référence. Pour parvenir à un tel niveau de performance, de nombreux moyens ont été déployés et combinés. Détails.

Avec ses six pièces, cette maison individuelle de type R+1 fait 144 m2 de surface habitable, plus 38 m2 de garage. Sa construction vient de s’achever dans un quartier en développement du petit village de Jebsheim (1.000 habitants) en Alsace. Le constructeur Maisons Prestige y construit un lotissement de sa gamme Excellis, soit des maisons peu gourmandes en énergie. Concrètement, cette maison témoin devrait coûter à ses occupants 325 euros par an en énergie, hors abonnement. Elle assume ainsi un «gain en consommation de 27,7 % par rapport à la consommation conventionnelle d’énergie exigée par la RT 2005», selon le constructeur. Et répond donc parfaitement aux exigences du label performance mention THPE de Promotelec*.

Pour prétendre à ce label, les constructeurs ont dû combiner plusieurs astuces. Ainsi, la maison est élevée en briques de terre cuite poncées, rectifiées et collées, qui «augmentent de 30 à 40 % les performances thermiques de la maçonnerie». Mais ce n’est pas tout. Afin d’isoler encore plus les murs, ces briques sont doublées de 20 cm de laine de verre semi-rigide à haute densité. Enfin, deux plaques de plâtre donnent sa rigidité au doublage intérieur «et l’inertie thermique nécessaire au confort d’été», précise le constructeur. De même, les plafonds et les combles sont isolés par 30 cm de laine de verre et le faux plafond est isolé par 10 cm de laine minérale. Le plancher du rez-de-chaussée est quant à lui composé par des hourdis polystyrène couplés à 3 cm de polyuréthane sous chape.

Isolation performante «Ainsi traitée sur le plan thermique grâce à son isolation performante, la maison peut conserver un système de chauffage classique», poursuit Maisons Prestige. On y retrouve donc une chaudière-gaz et un ballon d’eau chaude sanitaire de 130 litres. Le rez-de-chaussée est équipé d’un plancher chauffant et l’étage comporte des radiateurs. De plus, les déperditions énergétiques sont «nettement endiguées par le choix des vitrages peu émissifs, des menuiseries triple-joint et des portes auto-isolées». Bref, rien n’a été laissé au hasard. En effet, même l’orientation de la maison participe aux hautes performances énergétiques. «Le garage au nord et les baies vitrées au sud favoriseront les apports solaires gratuits l’hiver et, à l’inverse, les volets et la végétation plantée de façon réfléchie contribueront ainsi au confort d’été», conclut Maisons Prestige.

Cliquez ici pour voir le détail de cette construction THPE.

Reconnu par les pouvoirs publics, Promotelec est un organisme certificateur indépendant qui attribue notamment des labels de performances énergétiques : HPE, THPE et BBC Effinergie. Autant de niveaux d’exigence «conformes à l’arrêté du 3 mai 2007».

Fiche Technique :

Maître d’ouvrage : Maisons Prestige Début des travaux : septembre 2006 Fin des travaux : juin 2007 Surface habitable : 144 m2 Consommation : 76 kWh/m2/an Surcoût : 3 à 5 % (par rapport à une maison standard)

L.P.

24/01/2008

Géothermie : mode d'emploi

A l'heure où les questions environnementales sont au cœur des préoccupations mondiales, on entend de plus en plus parler en France de la géothermie. Quel est son principe de fonctionnement ? En quoi se différencie-t-elle de l'aérothermie ? Quel est le rôle d'une pompe à chaleur ?

"Géo" - "thermie"… Pas besoin d'avoir fait des années de cours de latin pour comprendre que la géothermie est un phénomène thermique en rapport avec le globe terrestre ! Pour obtenir une définition moins approximative, il faut se tourner vers l'Agence de l'Environnement et de la maîtrise de l'Energie (ADEME). Dans son glossaire, accompagnant le guide intitulé "Pompes à chaleur géothermiques", on peut lire : "la géothermie est le captage de la chaleur emmagasinée dans le sol à faible profondeur. L'origine de l'énergie est alors pour l'essentiel solaire".

La géothermie : une énergie renouvelable

On comprendra aisément pourquoi le terme "énergie renouvelable" est systématiquement associé, et à juste titre, à la géothermie. "Les énergies renouvelables ne sont pas tarissables au contraire des énergies fossiles qui proviennent de la combustion de matières premières comme le charbon, le pétrole ou encore le gaz naturel" explique Pierre Sabatier, président de l'AFPAC, président de l'association française pour les pompes à chaleur. Une catégorie dans laquelle peut également entrer l'aérothermie puisque son principe est quasiment le même que celui de la géothermie. Seule différence : les calories (sources d'énergie se trouvant dans le sol) au lieu d'être puisées dans la terre, sont récupérées dans l'air environnant.

Trois modes de captage géothermiques

En ce qui concerne la géothermie, le captage des calories s'effectue de trois manières différentes, chacune étant choisie en fonction de la configuration et des propriétés du terrain. Le mode de captage dit "classique" consiste à installer des capteurs horizontaux – qui se présentent généralement sous la forme de tubes en polyéthylène – dans le sol sur une surface de terrain de 1,5 à 2 fois plus grande que la surface à chauffer. Le deuxième procédé met en œuvre une sonde géothermique permettant de récupérer verticalement la chaleur par le biais d'un forage pouvant faire jusqu'à 80 m de profondeur. Si la technique employée est la même - l'introduction de capteurs dans un forage - la dernière solution de captage n'a pourtant rien à voir avec les deux précédentes. Cette fois, il ne s'agit plus de capter les calories contenues dans le sol mais de récupérer celles contenues dans… l'eau !

"Les CAP : matures sur le plan technique"



L'aérothermie. Capter l'énergie contenue dans l'écorce terrestre est une chose mais encore faut-il pouvoir la transformer pour la rendre utilisable ! C'est là que la pompe à chaleur intervient : l'appareil est capable, par le biais d'un fluide frigorigène, de restituer la chaleur à l'intérieur d'un bâtiment dans le but de le chauffer, de le rafraîchir – s'il est réversible - ou bien encore de chauffer l'eau chaude sanitaire. L'énergie ainsi récoltée permet d'alimenter "tout type d'application" : un plancher chauffant, des ventilo-convecteurs, des radiateurs à basse température… "Cet équipement est très économique puisque, pour un kilowatt-heure d'énergie électrique consommé pour son fonctionnement, il restitue trois à quatre kilowatt-heures de chaleur" insiste Pierre Sabatier. Ce rapport entre l'énergie restituée et celle utilisée pour faire fonctionner la pompe à chaleur, clairement énoncé par le président de l'Afpac correspond en fait au fameux coefficient de Performance, appelé plus couramment le "COP". Il caractérise en quelque sorte "le rendement" de l'appareil. Une capacité qui, comme le fait remarquer Pierre Sabatier, s'est nettement améliorée au fil du temps : "les pompes à chaleur ont été introduites en France dans les années 70 et sont commercialisées dans le monde depuis près 50 ans. Le moins que l'on puisse dire c'est que ces appareils sont matures sur le plan technique" assure-t-il. Il existe d'ailleurs un moyen pour les consommateurs de s'assurer des performances de leur appareil : la marque NF PAC. Elle est délivrée par l'Afaq-Afnor aux pompes à chaleur géothermiques et aérothermiques d'une puissance inférieure ou égale à 50 kW. COP, puissance thermique, niveau de puissance acoustique sont autant d’éléments pris en considération pour l'obtention de cette certification. Autre gage de confiance, concernant cette fois, l’installation : l'appellation qualiPac, attribuée aux professionnels qui en font la demande. Pour les particuliers, comme l’explique Pierre Sabatier, c'est la garantie d'être mis en relation avec un installateur "spécialiste de la pompe à chaleur" et surtout de voir leur projet "de géothermie" aboutir.

jeudi 24 janvier 2008

Une centaine de belges sur les traces de Gerlache en Antarctique.

La société de production BEELDharing met l’expédition en image

Le 24 janvier 2008, une centaine de Belges partiront du port argentin Ushuaia vers le continent antarctique. Leur but : suivre la trace de l’explorateur polaire belge Adrien de Gerlache, et accoster sur les quatre îles “belges”. En cours de route, ils rencontreront l’expédition de Dixie Dansercoer. Ensemble, ils tenteront une première, accoster sur l’Ile de Gand. Notre équipe de reportage met tout en image.

Entre 1897 et 1899, le baron Adrien de Gerlache a réalisé la première expédition antarctique avec son voilier le Belgica, un trois-mâts équipé pour la chasse aux phoques. Il y a 110 ans, de Gerlache a découvert un détroit de 190 kilomètres de long en Antarctique - le détroit de Gerlache - et d'innombrables îles, caps, baies, chenaux, montagnes et... terres. Le navire se trouva prisonnier de la banquise, le commandant et son équipage furent les premiers à hiverner sur le pôle de sud.

En mémoire de cette légendaire expédition du Belgica, Asteria Expeditions suivra les traces du baron-aventurier avec un brise-glace. A bord, une centaine de compatriotes. En cours de route, ils rejoindront l’expédition de voile de Dixie Dansercoer baptisée « In The Wake of the Belgica », qui se trouve actuellement en Antarctique. Dixie Dansercoer y revisite avec cinq compagnons sur un navire en acier les vingt sites de débarquement d’Adrien de Gerlache. Si Dixie ne réussissait pas un accostage, du fait des conditions de la glace par exemple, le brise-glace essayera de lui ouvrir le passage.

En outre, Asteria Expeditions veut effectuer un nombre de débarquements uniques sur les îles “belges” : Île de Gand (où personne, et a fortiori aucun touriste, n’aurait accosté jusqu’à maintenant), l’île Liège, l’île Brabant et l’île Anvers. Si les conditions de la glace et le temps le permettent, les îles Wauwermans, le cap Neyt et le cap d'Ursel verront atterrir les premiers « touristes polaires ». Jamais dans l’histoire autant de belges ne se seront retrouvés ensemble en Antarctique. Les chances de pulvériser le record actuel d’une soixantaine de Belges sont grandes.

A bord du brise-glace signalons entre autres :

Le baron Bernard de Gerlache, petit-fils d’Adrien ; dr. Damon Stanwell-Smith, chef d'expédition, biologiste marin ; Jozef Verlinden, auteur de Poolnacht (Nuit Polaire) et biographe d’Adrien de Gerlache ; Julie Brown, épouse de Dixie.

Et une équipe de reportage. Le documentariste Mark Boone (société BEELDharing, anciennement Videowest) sera le témoin privilégié qui mettra l’expédition en image. "Je me réjouis surtout du débarquement sur l’île Gand. Jusqu'il y a peu, il était impossible de débarquer sur Gand à cause des parois de glace escarpées. Mais les images récentes transmises par satellite montrent que de petites plages rocheuses se découvrent à cause de la glace fondante. Ma caméra est prête pour saisir le petit-fils d’Adrien de Gerlache mettant le premier pied sur cette terre.”

Le trajet

Le 24 janvier 2008 le brise-glace MV Polar Star partira d’Ushuaia et naviguera via le Passage de Drake vers les îles Aitcho. Plus tôt dans cette même journée, une statue en bronze (2,6 mètres de hauteur, 1,5 tonne) d’Adrien de Gerlache, réalisée par un sculpteur originaire de Hasselt (Belgique), sera dévoilée sur l’embarcadère locale d’Ushuaia. Ensuite, l’expédition prendra la direction de l’Ile de la Déception, l’île Liège et l’île Brabant où Adrien de Gerlache et ses compagnons ont escaladé les Monts Solvay en 1898.

Dans baie de Wilhelmine, le brise-glace rejoindra Dixie Dansercoer qui accompagnera les Belges lors du premier atterrisage de l’histoire sur l'île Gand. L’expédition continuera ensuite à travers le détroit de Gerlache et planifie, dans le sillage du baron, des débarquements sur Danco Coast, les îles Wiencke, Anvers (avec une visite exceptionnelle de la base scientifique américaine Palmer Station), Gerlache et Wauwermans. Enfin, le brise-glace franchira le cercle polaire antarctique à la recherche des vestiges d'une base britannique abandonnée sur l’île Detaille.

Détail amusant : Jerome Angus Graham III, le nain de jardin flamand itinérant le plus célèbre, sera du voyage. En deux ans il a visité 21 pays à travers les 5 continents et parcouru environ 100 000 km.

Les intéressés peuvent suivre l'expédition en ligne du début jusqu'à la fin (le 5 février 2008) sur www.asteriaexpeditions.be.

Matériel visuel

Un trio de reportage indépendant (un journaliste, un photographe et un documentariste) accompagne et rapporte l’expédition. Vous pouvez faire appel à cette équipe pour obtenir un reportage sur votre medium. Vous déterminez l’approche et obtenez ensuite soit le matériau brut nécessaire, soit un reportage tout prêt.

Les circonstances désertiques ne permettent pas l’expédition d’images en direct au cours du trajet. Les épreuves du dévoilement officiel de la statue le jeudi, 24 janvier pourront cependant être expédiées par notre équipe de reportage.

contact : BEELDharing by Videowest Gistelsesteenweg 190 8200 Brugge Tel.: +3250792707 Fax: +3250792707

Un 3ème parc éolien en mer pour la Belgique

Le gouvernement belge devrait donner son accord prochainement pour la réalisation d’un troisième champ d'éoliennes en mer. Ce parc devrait comprendre au moins 66 aérogénérateurs.

Selon le cabinet d'Yves Leterme, ministre responsable entre autres de la mer du Nord, la Belgique devrait donner prochainement son accord pour l’implantation d’un troisième parc d’éoliennes en mer.

Il est prévu que la concession, attribuée à l'exploitant Belwind (filiale du groupe néerlandais Econcern) soit valable pendant 20 ans.

Situé à 45 kilomètres au large d'Ostende (nord-ouest), le par pourra produire une puissance maximale de 330 mégawatts, soit les besoins en électricité de 300.000 ménages.

Au départ, six éoliennes vont être réalisées pour un projet pilote. Début d’utilisation prévu en 2010-2011. A terme, au moins 66 éoliennes doivent être installées.

Au moment de l'annonce du projet, en 2006, Belwind estimait l'investissement nécessaire au projet à environ 800 millions d'euros.

Bruxelles présente son plan d’actions contre le réchauffement climatique

La Commission européenne a dévoilé son plan de lutte contre le réchauffement climatique. Au programme : développement des énergies renouvelables, efficacité énergétique, taxes aux entreprises pollueuses. Chaque pays de l’Union européenne aura des objectifs individuels à atteindre. Détail des propositions.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l'Union européenne de 20% d'ici 2020 par rapport à 1990 et atteindre 20% d’utilisation d’énergie renouvelable, tels sont les objectifs du plan de lutte contre le réchauffement climatique annoncé par Bruxelles.

Toutefois, si des accords mondiaux aboutissent, le pourcentage de réduction pourra atteindre le 30%. Ce plan ambitieux devrait atteindre un coût estimé à «3 euros par semaine» et par citoyen européen d'ici 2020.

Efficacité énergétique

Pour parvenir à réduire de 20% les émissions de CO2, Bruxelles mise sur des objectifs «individuels et contraignants pour chaque Etat membre». Et pour y arriver, elle compte sur une utilisation plus efficace de l’énergie dans les bâtiments, l’industrie et les transports. Chaque pays va avoir un objectif national obligatoire, fixé par rapport aux émissions de 2005.

Taxer les entreprises

Parmi les mesures les plus importantes, on trouve celle des «permis de polluer» qui consiste à faire payer pour les entreprises les plus polluantes. Ces permis de polluer étaient jusqu’ici gratuit. Cette nouvelle mesure sera applicable dès 2013. De plus, limité pour l’instant à certaines activités, le dispositif va être étendu progressivement au secteur aérien, à l’industrie de l’aluminium, de l’ammoniaque et à d’autres gaz polluants. Objectif : diminuer les émissions de gaz à effet de serre de ces secteurs de 21% d’ici 2020.

Energies renouvelables

Chaque Etat de l’Union s’est vu attribuer des objectifs en matière d’énergie renouvelable notamment pour les secteurs de l’électricité, du chauffage, de la climatisation, des biocarburants… Ainsi, la France devra les faire passer de 10,3% en 2005 à 23% en 2020, l'Allemagne de 5,8% à 18%... Au final, les énergies renouvelables devront représenter 20% de la consommation énergétique de l’UE en 2020.

Les réactions

La plupart des Etats membres ont bien accueilli ces propositions. Toutefois, la Confédération des entreprises finlandaises EK a dénoncé une «politique climatique inefficace au coût exorbitant», et la fédération allemande de la chimie VCI a déploré être «dans le brouillard pour ses investissements après 2012» et le patronat belge parle d'une facture «trop salée». De leurs côtés, les ONG, ont souligné des efforts insuffisants. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a déclaré «nous ne prétendons pas que notre proposition est parfaite (…) mais nous avons le soutien des dirigeants européens». Il souhaite parvenir à un accord d’ici la fin de l’année.

Pays et Objectif d’utilisation des EnR en 2020



Suède - 49%

Lettonie - 42%

Finlande - 38%

Autriche - 34%

Portugal - 31%

Danemark - 30%

Estonie - 25%

Slovénie - 25%

Roumanie - 24%

Lituanie - 23%

France - 23%

Espagne - 20%

Grèce - 18%

Allemagne - 18%

Italie - 17%

Bulgarie - 16%

Irlande - 16%

Pologne - 15%

Royaume-Uni - 15%

Slovaquie - 14%

Pays-Bas - 14%

République tchèque - 13%

Belgique - 13%

Chypre - 13%

Hongrie - 13%

Luxembourg - 11%

Malte - 10%

UE - 20%

Source U.E

lundi 21 janvier 2008

Le Tramway réinventé à Amsterdam

Le Tramway réinventé à Amsterdam par CityCargo rédigé par Geoffroy Barre

Ah le tramway ! Il fleurit un peu partout. D’un point de vue Nantais, la re-découverte du tramway par les grandes villes (Paris, Bordeaux, Angers, Marseille, Le Mans, Toulouse) fait un peu sourire. Le Tramway n’a pas toujours fonctionné à Nantes, mais il est au coeur de la métropole, et est un élément primordial du paysage. Il y a donc, je disais, une re-découverte du tramway en France. Mais en Hollande, c’est une révolution qui est en marche ! Le tramway, c’est la solution de transport collectif en site propre. De nombreux projets de réintroduction sont en cours, car outre le fait d’être pratique et écologique, le tramway est devenu un véritable ambassadeur dans une ville, il est intégré à l’urbanisme. Son rôle est bien évidemment de désengorger les centres villes, l’hyper centre Nantais se passe ainsi de voitures mais nos amis des Pays Bas ont poussé la démarche plus loin.



Utiliser le tramway pour le fret ? Cette semaine vient d’être lancée, en grande pompe, la ligne de ferroutage Perpignan / Luxembourg. Un coût de transport inférieur au voyage en camion, un temps de parcours légèrement diminué, mais surtout une diminution de la pollution, de l’engorgement sur les routes, bref la complémentarité camion + train est à l’essai, grandeur nature. Mais après ? Les camions, chargés de marchandises, doivent livrer à bon port, parfois en centre ville… Et pourquoi dans ce cas là, ne pas utiliser le tramway pour acheminer les denrées jusque sur les étales de nos commercants ? Depuis le 9 juillet dernier, la ville d’Amsterdam a signé une concession de 10 ans à la société CityCargo pour qu’elle prenne en charge le transport de biens alimentaires, en tramway. Pendant quatre semaines (mois de mars), cette solution avait été testés, pour voir son apport réel. Pas de problème de gestions de traffic avec les trams passagers, pas d’accidents, les tests furent concluant.



Le tram transporte les marchandises vers des points relais, la distribution se fait ensuite par de petits véhicules électriques !

CityCargo mène donc une initiative inédite, un projet pilote dont les grandes capitales, et les villes de moyenne importance dotée d’un tram, pourraient s’inspirer. Via des infrastructures déjà existantes, et moyennant des aménagements horaires et techniques, beaucoup de villes pour adapter cette démonstration Hollandaise. Voir ses fruits et légumes arriver en tramway, et ne plus croiser de camions en centre ville… et si c’était demain ?

Source : Grandeur-Nature et Planète Terra

lundi 14 janvier 2008

1l/100km, 0-100km/h en 10s, l'Aptera Typ-1



Présentée il y a un an déjà, le véhicule de la société Aptera Motor Company devient réalité: il est d’ores et déjà possible de le précommander pour la modeste somme de 500 $, sachant tout de même que le modèle sera commercialisé près de 27 000 $ pour la version électrique ou près de 30 000 $ pour la version hybride et pas avant un an ! C’est malgré tout un prix raisonnable pour un véhicule biplace unique, à commencer par ses trois roues et ensuite par les promesses avancées par ses concepteurs: un design soigné, des performances hors normes (consommation inférieure à 1L/100km en conduite en ville ou sur autoroute, accélération de 0 à 100km/h en 10 secondes), aérodynamisme futuriste, clim solaire via des panneaux installés sur le toit, … Véhicule à vocation écologique et urbaine, l’Aptera Typ-1 possède une autonomie estimée à 400/500 km en mode plug-in hybride et à près de 200km en mode tout électrique.

mardi 8 janvier 2008

Station Princesse Elisabeth - actualités du 08/01/08

17 nouveaux membres de l'équipe sont arrivés hier afin de commencer la construction de la station aujourd'hui. Ils s'attaqueront donc à la structure métallique avant de s'ateler à la structure en bois. De Bruxelles, le groupe aura mit 4 jours pour rejoindre Utsteinen! Ils n'auraient pu aller plus vite! Lundi, 10 personnes retourneront sur Bruxelles.

Au rayon des petits tracas, un des véhicules est tombé en panne. Ce véhicle permet la liaison entre la ville de Utsteinen et Crown Bay, le lieu choisi pour la station Princesse Elisabeth. En espèrant que cela ne les retardent pas trop. Revenez régulièrement afin de connaître la suite de cette avanture!

lundi 7 janvier 2008

La nappe phréatique belge se tarit

La Belgique figure parmi neuf pays européens qui devront à l'avenir faire face à une pénurie d'eaux souterraines. La Belgique est même le seul pays du Nord-Ouest européen à être confrontée à cette situation.

Ces prévisions peu optimistes sont pourtant étranges, puisque le Belge est assez économe en matière d'eau potable. Alors qu'il consomme 110 litres d'eau par jour, la moyenne européenne se situe entre 150 et 160 litres par jour, contre 600 litres par jour aux Etats-Unis. Une certaine pression s'exerce sur les sources d'eau douce belges, parce que la Belgique, surtout la Flandre, est un territoire très peuplé et fortement industralisé.

Les précipitations ne sont pas non plus surabondantes en Belgique, provoquant un assèchement plus rapide des réserves d'eaux souterraines. Des experts appellent à la vigilance, même s'il n'est pas encore question de pénurie d'eau potable. Les ménages doivent être davantage économes et l'industrie doit trouver des alternatives au pompage de la nappe phréatique. (belga)

vendredi 4 janvier 2008

Bonne année à tous

De la part de toute l'équipe de l'asbl EnergyMons, nous vous souhaitons une très heureuse année 2008 !

En espérant que les meilleurs moments de 2007 soient les pires de 2008 et que cette année signe l'engagement mondial envers la cause planétaire qu'est le rechauffement climatique et la course aux énergies renouvelables, nouvelles, vertes et d'autres encore à découvrir !

A bientôt et rendez-vous en octobre !