Le blog d'EnergyMons, le blog des énergies renouvelables, nouvelles et vertes

mercredi 17 décembre 2008

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Eco mobiles

Du 16 au 25 janvier 2009, la Febiac organisera le 87th European Motor Show Brussels "Utilitaires Légers, Véhicules de Loisirs et Motos".

Ce salon aura deux composantes:

  • les "Véhicules Utilitaires Légers" qui visent à la fois les visiteurs professionnels et le grand public à la recherche de véhicules de transport de 7.5T au maximum de biens et/ou de personnes à fin industrielle ou commerciale.
  • les "Véhicules de Loisirs et Motos" où seront exposés principalement des motos et des véhicules de loisirs, tels les tout-terrains, breaks, monospaces et cabriolets. En 2009, on pourra également y admirer d’autres types de véhicules tels que les berlines, hatchbacks, coupés, etc. Le but de leur présence étant de mettre les nouveautés en avant et non pas d’exposer toute la gamme de produits d’une marque.

L'objectif de ce salon est de créer un climat propice à la vente en accueillant entre 300.000 et 320.000 visiteurs sur une période de 10 jours alors que la conjoncture actuelle est bien triste.

Egalement dans l'air du temps, les évolutions technologiques qui permettront de rouler plus propre.  A l'heure où la crise économique, les fluctuations des cours du pétrole, le réchauffement climatique et le Protocole de Kyoto sont les sujets abordés quotidiennement dans les journaux parlés et télévisés, ce salon pourra-t-il faire l'impasse sur les voitures écologiques ?

lundi 26 mai 2008

20% d'énergies renouvelables en 2020

jeudi 17 avril 2008

La plus grande toiture photovoltaïque d’Europe sera française

Avec ses 54.000 m2 de panneaux photovoltaïques, la toiture d’un entrepôt situé à Laudun dans le Gard va devenir la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe. Inaugurée au mois de juin, elle devrait produire 1.650.000 kWh par an, soit la consommation de près de 500 ménages. Détail.

La plus grande centrale photovoltaïque d’Europe intégrée en toiture sera inaugurée dans le Gard à Laudun au mois de juin. Installés sur le toit d’un entrepôt que FM Logistic va exploiter pour le compte de l'enseigne Carrefour, 2.560 panneaux solaires fourniront l’équivalent de la consommation annuelle de 500 ménages.

Au total, la toiture fait 54.000 m2 dont 30.000 m2 sont consacrés aux panneaux qui pourront produire 1,6 Mégawatt.

Un chantier d’Urbasolar Urbasolar, qui est à la tête du chantier, a suivi le montage du projet depuis l’étude de faisabilité, l’ingénierie technique et financière, le lancement et le suivi des procédures administratives, l’interface avec les pouvoirs publics et la distribution d’électricité soumis à obligation d’achat jusqu’au raccordement.

L'électricité produite sera couplée au réseau EDF dans sa totalité, a souligné Pierre Orsatti, le directeur de NG Concept, la division construction de FM Logistic. Cette infrastructure, qui est financée par l’entreprise française Akuo Energy, nécessite 8 millions d’euros. Ce projet intervient dans un marché du photovoltaïque en pleine croissance.

Le boom du photovoltaïque Selon Enerplan, le marché du solaire photovoltaïque français atteindrait 45 MW dont 40% dans les Dom et 60% en métropole pour 2007. Ce résultat représente une hausse de 200%par rapport à 2006. De son côté, le solaire thermique a totalisé 323.000 m2 de capteurs installés soit une puissance de 226 MW, en hausse de 15% par rapport à 2006, ajoute l'association Enerplan dans un communiqué. Au total, en métropole, on compte moins de 37.000 chauffe-eau solaires individuels, équivalent à 165.000 m2, vendus en 2007, contre plus de 150.000 m2 en 2006. Environ 4.600 systèmes solaires combinés, équivalent à 48.000 m2, ont été vendus en 2007, contre 51.000 m2 en 2006. Environ 40.000 m2 en eau chaude solaire collective a été produite contre 22.000 m2 en 2006.

vendredi 14 mars 2008

Du lierre solaire pour les façades des immeubles

Deux sociétés américaines spécialisées dans la conception durable développent actuellement un projet baptisé «Grow». Une solution novatrice qui produit de l’énergie en utilisant les apports du soleil et du vent, sous la forme d’un lierre solaire à installer sur les façades des immeubles. Détails et explications en attendant la livraison des premiers modèles.

«Grow» fournit une énergie hybride à partir des rayons du soleil et de la force du vent. S’inspirant du lierre, ce nouveau projet – encore au stade de prototype – est le fruit du travail des new-yorkais Smit (Sustainably minded interactive technology) et Teresita Cochraine. Alliant les atouts de l’éolien et du solaire, il se présente sous la forme de petites feuilles grimpantes à accrocher aux façades des immeubles.

«Grow répond aux critères de qualité de vie actuels - environnement, santé, dépendance à l’énergie - en fournissant un produit qui adhère aux valeurs d’éco-responsabilité», annoncent ses concepteurs. Grow («croissance» en Français) respecte ainsi le cycle de vie éco-responsable d’un produit qui utilise «des matériaux recyclés et doit être lui-même recyclable en fin de vie afin de minimiser son impact sur l’environnement».

Comment ça marche ? La conception de Grow combine des technologies photovoltaïques et piézoélectriques. La première capte la chaleur du soleil quand la seconde profite de la force du vent pour générer de l’énergie. Ce système produisant de l’électricité à partir de la force solaire et mécanique existe pour l’instant en deux versions : Grow.1 et Grow.2. «Tous deux présentent des différences techniques mais peuvent s’adapter à tous types de bâtiments et climats régionaux», explique-t-on chez Smit.

Développé en 2005 par Samuel Cabot Cochran pour sa thèse en «projet de design industriel», Grow.1 utilise de minces films photovoltaïques et des générateurs piézoélectriques superposés à une encre conductrice «encapsulée dans des couches de fluoropolymères». Cette première version a déjà attiré l’attention puisqu’elle est actuellement présentée au MoMA (Museum of Modern Art) de New-York, dans le cadre d’une exposition explorant les relations entre design et science.

Cotte de maille photovoltaïque Signé de l’allemand Carl Stahl Decorcable, Grow.2 est quant à lui conçu tel un «système de maille en acier inoxydable». Cette grande «cotte de maille» photovoltaïque est censée permettre aux plantes grimpantes comme le lierre d’envahir les façades des immeubles sans endommager les bâtiments eux-mêmes, «un problème typique de nombreux jardins verticaux», selon ses concepteurs. Ceux-ci expliquent que leur solution «est constituée de feuilles 100% recyclables en polyéthylènes». Ici aussi, les cellules solaires sont en film photovoltaïque flexible et s’adaptent à tous types de bâtiments.

A quand une application de Grow sur du résidentiel ou des grands projets d’architecture ? «Il faudra attendre encore un peu pour cela car pour l’instant, le projet Grow est au stade de prototype et subit des tests visant à permettre sa commercialisation», nous dit-on chez Smit.

  • La piézoélectricité est la propriété que possèdent certains corps de se polariser électriquement sous l'action d'une force mécanique et, réciproquement, de se déformer lorsqu'on leur applique un champ électrique.

Laurent Perrin

12/03/2008

lundi 18 février 2008

Fleurs solaires

Quelque 10 000 fleurs solaires ont été installées dans le quartier européen, à Bruxelles, pour l’exposition "Dang'cing Solar Flowers" organisée par la présidence slovénienne de l’Union, pour les 50 ans du Traité de Rome et le 20e anniversaire du développement durable. Les fleurs bougeront avec l’énergie reçue du soleil. Qui brille, ce vendredi.

AFP

vendredi 15 février 2008

Le réchauffement climatique menace la carte mondiale du vin

(Belga) Vendanges précoces, vins plus durs et moins aromatiques: le changement climatique menace de bouleverser la carte viticole mondiale, ont expliqué des experts réunis vendredi à Barcelone.

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Douze grandes entreprises s'engagent à lutter contre le réchauffement

(Belga) Douze grandes entreprises mondiales, dont Sony, Nike, Nokia, Allianz et Hewlett-Packard, ont signé vendredi à Tokyo une déclaration dans laquelle elles s'engagent à lutter contre le réchauffement climatique.

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Lancement de l’opération « énergéthique »

jeudi 14.02.2008, 22:59

Les ministres wallons de l’Économie, Jean-Claude Marcourt, et de l’Énergie, André Antoine, ont lancé j l’opération « énergéthique ». Nonante-six communes ont signé une charte par laquelle elles s’engagent à faire des économies d’énergie et à favoriser le développement durable. Ces communes bénéficieront des conseils permanents d’un conseiller en énergie que la Région wallonne met à leur disposition. Au total, c’est donc un budget d’1,6 million d’euros qui est affecté à l’opération.

Source: Le Soir Online

vendredi 8 février 2008

Formation / Conférence APERe

Formation "Energie & bâtiment": Bienvenue à la séance inaugurale! Conférence: Quelle énergie chez moi?

Formation "Energie & bâtiment": Bienvenue à la séance inaugurale! L'Université Libre de Bruxelles inaugure ce 12 février une formation en "Gestion durable de l'énergie dans le bâtiment". Cette formation certifiante vise à développer de nouvelles compétences dans le cadre des nouvelles législations sur la Performance énergétique des bâtiments (PEB). Elle s'adresse à tous les professionnels du secteur (bureaux d’études, architectes, ingénieurs-conseils), aux administrations publiques ainsi qu'aux utilisateurs (locataires, propriétaires et responsables énergie).

Vous êtes concernés par cette problématique? Participez à la séance inaugurale - gratuite - ce mardi 12 février à 17h30, au campus du Solbosch, local H2214. Les intervenants répondront à cette question: "Comment maîtriser et optimiser l'efficacité énergétique dans le bâtiment?". La séance inaugurale: programme - inscription (avant le 8 février!) La formation

Conférence: Quelle énergie chez moi? Chauffe-eau solaire, système photovoltaïque, chaudière au bois, éolienne, … Quels sont les systèmes existants et comment fonctionnent-ils? Puis-je les installer chez moi? A quel prix? Existe-t-il des primes ? Voici quelques-unes des questions auxquelles nous répondrons lors de notre conférence du mardi 12 février à Ganshoren. Rendez-vous dès 20h à la salle culturelle du Hall des sports - 114 rue Vanderveken. Entrée gratuite. Pas d'inscription préalable.

© 2008 APERe

Biocarburant en Belgique : le point de la situation

Le conseil des ministres a approuvé le projet de loi sur la défiscalisation des biocarburants. Une fois ce projet de loi voté au Parlement, la Belgique pourra lancer son appel d'offre pour désigner les entreprises qui pourront produire quelques 582 millions de litres de carburant vert et les vendre aux pétroliers. La répartition sera de 192 millions de litres de bioéthanol (betterave et froment) et 390 millions de litres de biodiésel (colza)

Le choix des heureux élus sera fait sur plusieurs critères : prix de vente bien sûr mais aussi utilisation de produits agricoles locaux. Plusieurs usines sont déjà en compétition pour l'attribution de ces marchés:

Sudzücher, maison mère des Rafineries Tirlemontoise à dans ses cartons un projet de construction d'une usine bioéthanol à Wanze. Un investissement de 200 millions d'euros est prévu ainsi qu'une centaine d'emplois directs.

Le groupe ALCO associé au Boerendbond est également sur les rangs

Neochim filiale du groupe italien Spiga Nord est candidat à la reprise des installation BASF à Feluy pour traityer les huiles de colza et en faire du biodiésel.

Biofuel envisage de produire de 150.000 à 170.000 tonnes de biodiésel par an en Wallonie.

vendredi 1 février 2008

Masdar, la cité écologique du futur

La première ville 100% écologique au monde sortira bientôt de terre aux Emirats Arabes Unis. Ce projet de 15 milliards de dollars engagé par le gouvernement d’Abou Dhabi se veut un véritable laboratoire mondial des énergies renouvelables. Découverte de Masdar city, dessinée par le cabinet Foster and Partners.

Alors que le gigantesque archipel artificiel représentant «le monde» est en chantier au large de Dubaï, un autre projet colossal est sur le point de voir le jour aux Emirats Arabes Unis : la première cité écologique au monde.

Le lancement de ce chantier colossal aura lieu en février à Abou Dhabi. La nouvelle cité de 15 milliards de dollars voulue par le gouvernement d’Abou Dhabi s’étendra sur six kilomètres carrés dans le désert, à proximité de l’aéroport international de l’émirat. Elle s’appellera Masdar («source» en arabe) et pourra accueillir jusqu’à 50.000 habitants et 1.500 entreprises en 2016. Objectif : utiliser les énergies renouvelables pour un niveau zéro d’émission de gaz carbonique.

Voiture interdite L’électricité sera générée par des panneaux photovoltaïques, et l’air conditionné sera produit via l’énergie solaire. Une usine de désalinisation fonctionnant également à l’énergie solaire abreuvera Masdar en eau, et les espaces paysagers de la cité seront arrosés par les eaux usées. La centrale solaire de 100 mégawatts dans un premier temps pourrait ensuite passer à 500 mégawatts. Des tramways et des systèmes de transports automatisés avec des arrêts tous les 200 mètres permettront aux habitants de se déplacer sans voiture à travers la ville.

Le WWF soutient Masdar «Masdar a un engagement : être le laboratoire du monde pour les nouvelles solutions énergétiques. Le temps de la discussion est fini. Maintenant, il faut passer à l’action», a déclaré Sultan Ahmed Al Jaber, directeur général du projet qui veut faire de cette ville une vitrine des énergies propres. Pendant un sommet sur les énergies nouvelles et renouvelables qui se tenait à Abou Dhabi fin janvier, il a présenté la maquette de Masdar city, conçue par le cabinet d’architectes Foster and Partners. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a exprimé son soutien au projet. «C’est le seul grand pays producteur de pétrole à décider de consacrer une partie de ses pétrodollars pour tenter de créer une avenir qui pourrait être durable», a estimé Jean-Paul Jeanrenaud, du WWF, lors d’un sommet sur les énergies nouvelles et renouvelables qui se tenait à Abou Dhabi.

Les concepteurs du projet espèrent attirer les projets innovants et faire venir à Masdar des chercheurs, étudiants et hommes d’affaires. Plusieurs fonds ont été créés pour soutenir ce projet, comme le Masdar clean technology fund, dédié aux innovations en termes d’énergies et de technologies renouvelables.

mardi 29 janvier 2008

Les récifs coralliens sont menacés par le réchauffement climatique

La survie des coraux est menacée par le réchauffement de la température de l'eau, l'acidification des océans, les ouragans, la surpêche, et les pollutions terrestres qui finissent toujours par aboutir aux mers. C'est pour rappeler cet enjeu que l'Année internationale des récifs coralliens a été lancée, jeudi 24 janvier, à Washington, en présence de représentants des gouvernements français et américain, et à l'instigation de l'Initiative internationale sur les récifs coralliens. L'Union mondiale pour la nature (UICN) a publié le même jour une étude détaillant l'épisode particulièrement grave de blanchissement qui a touché les Caraïbes en 2005. C'est le premier d'une telle ampleur depuis ceux de 1998 et 2002. Le blanchissement se produit quand les coraux, stressés par l'augmentation de la température de l'eau, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose, les zooxanthelles. Ce sont elles qui fournissent aux coraux leur nourriture et donnent leurs couleurs à leur squelette calcaire. Si les algues ne regagnent pas suffisamment vite le corail, celui-ci meurt. En 2005, qui fut l'une des années les plus chaudes enregistrées depuis 1880, les Caraïbes ont été sévèrement touchées : de 50 à 90 % des coraux ont blanchi. Les plus gros dégâts ont été relevés aux Antilles. Le délai entre les faits et la publication de l'étude tient à la difficulté de réunir des informations et à la propension des gouvernements concernés à taire ces épisodes, de peur de décourager le tourisme dans la zone. Le blanchissement de 2005 a été aggravé par les ouragans qui ont balayé les Caraïbes, accélérant la diffusion des polluants terrestres (évacuation des égouts, polluants agricoles) dans l'océan et rendant l'eau turbide. Or les coraux sont également sensibles aux pollutions de ce type.

LUTTER CONTRE LA SURPÊCHE "Localement, on ne peut pas empêcher le blanchissement, qui résulte du changement climatique, donc de la quantité de gaz à effet de serre émise dans l'atmosphère, explique Carl Lundin, chef du programme milieux marins de l'UICN. En revanche on peut accroître leur résistance en luttant contre les pollutions locales et la surpêche." Le tourisme et les produits de la pêche liés aux récifs coralliens des Caraïbes génèrent chaque année un montant de 4,6 milliards de dollars. Le suivi de l'état des coraux touchés est difficile. "Plus la surface affectée est grande, plus le temps de récupération est lent", précise M. Lundin, qui compare un récif touché à une forêt qui vient d'être coupée. "Les jeunes pousses repartent, mais les vieux spécimens, dont certains peuvent atteindre 700 ans chez les coraux, sont irrémédiablement détruits", explique-t-il. Les scientifiques, qui redoutent une multiplication de ces épisodes, espèrent que certains coraux pourront s'adapter à des mers plus chaudes. Selon les estimations du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), une augmentation de la température moyenne du globe de 20C aboutirait à un blanchissement généralisé. Gaëlle Dupont

Article paru dans Le Monde, édition du 29.01.08.

lundi 28 janvier 2008

Une maison à très haute performance énergétique

A Jebsheim, dans la région de Colmar (Alsace), une maison à très haute performance énergétique vient d’être construite. Elle est même la première à être gratifiée du label THPE de Promotelec, qui récompense les constructions dont les consommations énergétiques sont inférieure à 20 % de la consommation référence. Pour parvenir à un tel niveau de performance, de nombreux moyens ont été déployés et combinés. Détails.

Avec ses six pièces, cette maison individuelle de type R+1 fait 144 m2 de surface habitable, plus 38 m2 de garage. Sa construction vient de s’achever dans un quartier en développement du petit village de Jebsheim (1.000 habitants) en Alsace. Le constructeur Maisons Prestige y construit un lotissement de sa gamme Excellis, soit des maisons peu gourmandes en énergie. Concrètement, cette maison témoin devrait coûter à ses occupants 325 euros par an en énergie, hors abonnement. Elle assume ainsi un «gain en consommation de 27,7 % par rapport à la consommation conventionnelle d’énergie exigée par la RT 2005», selon le constructeur. Et répond donc parfaitement aux exigences du label performance mention THPE de Promotelec*.

Pour prétendre à ce label, les constructeurs ont dû combiner plusieurs astuces. Ainsi, la maison est élevée en briques de terre cuite poncées, rectifiées et collées, qui «augmentent de 30 à 40 % les performances thermiques de la maçonnerie». Mais ce n’est pas tout. Afin d’isoler encore plus les murs, ces briques sont doublées de 20 cm de laine de verre semi-rigide à haute densité. Enfin, deux plaques de plâtre donnent sa rigidité au doublage intérieur «et l’inertie thermique nécessaire au confort d’été», précise le constructeur. De même, les plafonds et les combles sont isolés par 30 cm de laine de verre et le faux plafond est isolé par 10 cm de laine minérale. Le plancher du rez-de-chaussée est quant à lui composé par des hourdis polystyrène couplés à 3 cm de polyuréthane sous chape.

Isolation performante «Ainsi traitée sur le plan thermique grâce à son isolation performante, la maison peut conserver un système de chauffage classique», poursuit Maisons Prestige. On y retrouve donc une chaudière-gaz et un ballon d’eau chaude sanitaire de 130 litres. Le rez-de-chaussée est équipé d’un plancher chauffant et l’étage comporte des radiateurs. De plus, les déperditions énergétiques sont «nettement endiguées par le choix des vitrages peu émissifs, des menuiseries triple-joint et des portes auto-isolées». Bref, rien n’a été laissé au hasard. En effet, même l’orientation de la maison participe aux hautes performances énergétiques. «Le garage au nord et les baies vitrées au sud favoriseront les apports solaires gratuits l’hiver et, à l’inverse, les volets et la végétation plantée de façon réfléchie contribueront ainsi au confort d’été», conclut Maisons Prestige.

Cliquez ici pour voir le détail de cette construction THPE.

Reconnu par les pouvoirs publics, Promotelec est un organisme certificateur indépendant qui attribue notamment des labels de performances énergétiques : HPE, THPE et BBC Effinergie. Autant de niveaux d’exigence «conformes à l’arrêté du 3 mai 2007».

Fiche Technique :

Maître d’ouvrage : Maisons Prestige Début des travaux : septembre 2006 Fin des travaux : juin 2007 Surface habitable : 144 m2 Consommation : 76 kWh/m2/an Surcoût : 3 à 5 % (par rapport à une maison standard)

L.P.

24/01/2008

Géothermie : mode d'emploi

A l'heure où les questions environnementales sont au cœur des préoccupations mondiales, on entend de plus en plus parler en France de la géothermie. Quel est son principe de fonctionnement ? En quoi se différencie-t-elle de l'aérothermie ? Quel est le rôle d'une pompe à chaleur ?

"Géo" - "thermie"… Pas besoin d'avoir fait des années de cours de latin pour comprendre que la géothermie est un phénomène thermique en rapport avec le globe terrestre ! Pour obtenir une définition moins approximative, il faut se tourner vers l'Agence de l'Environnement et de la maîtrise de l'Energie (ADEME). Dans son glossaire, accompagnant le guide intitulé "Pompes à chaleur géothermiques", on peut lire : "la géothermie est le captage de la chaleur emmagasinée dans le sol à faible profondeur. L'origine de l'énergie est alors pour l'essentiel solaire".

La géothermie : une énergie renouvelable

On comprendra aisément pourquoi le terme "énergie renouvelable" est systématiquement associé, et à juste titre, à la géothermie. "Les énergies renouvelables ne sont pas tarissables au contraire des énergies fossiles qui proviennent de la combustion de matières premières comme le charbon, le pétrole ou encore le gaz naturel" explique Pierre Sabatier, président de l'AFPAC, président de l'association française pour les pompes à chaleur. Une catégorie dans laquelle peut également entrer l'aérothermie puisque son principe est quasiment le même que celui de la géothermie. Seule différence : les calories (sources d'énergie se trouvant dans le sol) au lieu d'être puisées dans la terre, sont récupérées dans l'air environnant.

Trois modes de captage géothermiques

En ce qui concerne la géothermie, le captage des calories s'effectue de trois manières différentes, chacune étant choisie en fonction de la configuration et des propriétés du terrain. Le mode de captage dit "classique" consiste à installer des capteurs horizontaux – qui se présentent généralement sous la forme de tubes en polyéthylène – dans le sol sur une surface de terrain de 1,5 à 2 fois plus grande que la surface à chauffer. Le deuxième procédé met en œuvre une sonde géothermique permettant de récupérer verticalement la chaleur par le biais d'un forage pouvant faire jusqu'à 80 m de profondeur. Si la technique employée est la même - l'introduction de capteurs dans un forage - la dernière solution de captage n'a pourtant rien à voir avec les deux précédentes. Cette fois, il ne s'agit plus de capter les calories contenues dans le sol mais de récupérer celles contenues dans… l'eau !

"Les CAP : matures sur le plan technique"



L'aérothermie. Capter l'énergie contenue dans l'écorce terrestre est une chose mais encore faut-il pouvoir la transformer pour la rendre utilisable ! C'est là que la pompe à chaleur intervient : l'appareil est capable, par le biais d'un fluide frigorigène, de restituer la chaleur à l'intérieur d'un bâtiment dans le but de le chauffer, de le rafraîchir – s'il est réversible - ou bien encore de chauffer l'eau chaude sanitaire. L'énergie ainsi récoltée permet d'alimenter "tout type d'application" : un plancher chauffant, des ventilo-convecteurs, des radiateurs à basse température… "Cet équipement est très économique puisque, pour un kilowatt-heure d'énergie électrique consommé pour son fonctionnement, il restitue trois à quatre kilowatt-heures de chaleur" insiste Pierre Sabatier. Ce rapport entre l'énergie restituée et celle utilisée pour faire fonctionner la pompe à chaleur, clairement énoncé par le président de l'Afpac correspond en fait au fameux coefficient de Performance, appelé plus couramment le "COP". Il caractérise en quelque sorte "le rendement" de l'appareil. Une capacité qui, comme le fait remarquer Pierre Sabatier, s'est nettement améliorée au fil du temps : "les pompes à chaleur ont été introduites en France dans les années 70 et sont commercialisées dans le monde depuis près 50 ans. Le moins que l'on puisse dire c'est que ces appareils sont matures sur le plan technique" assure-t-il. Il existe d'ailleurs un moyen pour les consommateurs de s'assurer des performances de leur appareil : la marque NF PAC. Elle est délivrée par l'Afaq-Afnor aux pompes à chaleur géothermiques et aérothermiques d'une puissance inférieure ou égale à 50 kW. COP, puissance thermique, niveau de puissance acoustique sont autant d’éléments pris en considération pour l'obtention de cette certification. Autre gage de confiance, concernant cette fois, l’installation : l'appellation qualiPac, attribuée aux professionnels qui en font la demande. Pour les particuliers, comme l’explique Pierre Sabatier, c'est la garantie d'être mis en relation avec un installateur "spécialiste de la pompe à chaleur" et surtout de voir leur projet "de géothermie" aboutir.